Marc-Arthur Kohn, sait que le monde de l’art et son marché ne sont pas réputés pour être complètement transparent et aisé à comprendre, en particulier aux yeux des néophytes. Dans cet article, nous tenterons de faire la lumière sur le travail effectué par l’un des principaux acteurs du marché secondaire, les maisons de vente aux enchères. Il s’agira de donner un aperçu de la vie de l’œuvre une fois que nous avons décidé de la mettre en vente.

Au début était l’image

Au début était l’image, puis vient le temps des chiffres, nous dit Marc-Arthur Kohn. Lorsque le propriétaire d’une oeuvre ou d’un bien d’exception décide de le vendre, une relation particulière s’établit entre lui et la maison de vente aux enchères qu’il a sélectionnées.

Sur la base des photos qui ont été envoyées par le propriétaire d’une collection d’art, l’expert en art effectue une première sélection et envisage les prochaines ventes aux enchères durant lesquelles il pourra les présenter. Si les œuvres sont jugées intéressantes, le propriétaire est contacté afin qu’il fournisse des informations supplémentaires nécessaires et qu’il puisse remplir une fiche d’évaluation.

Il est nécessaire de préciser que les lots qui figureront à la vente aux enchères ne sont pas uniquement ceux qui ont été proposés par les propriétaires qui veulent se séparer de leur collection. La société s’engage activement dans la recherche d’objets à présenter aux ventes futures une collection d’œuvre adaptée aux goûts de sa propre clientèle, notamment en s’appuyant sur son propre réseau de connaissances.

L’évaluation

L’évaluation de la qualité et de l’intérêt d’une œuvre, nous dit Marc-Arthur Kohn, commissaire-priseur depuis plus de 40 ans, se fait d’abord via un matériel photographique. Les photographies prises par le propriétaire doivent renseigner le marchand d’art sur les moindres détails de l’œuvre. Tous les éléments comme certains défauts, la signature, étiquettes, etc. doivent être visibles. Toutes les informations concernant l’objet (dimensions, technique, année, état de conservation, provenance) doivent être mentionnées, ainsi que tous les documents attestant de l’authenticité de l’œuvre. L’évaluation est faite en supposant que le travail est authentique et en parfait état. Le devis peut être consulté après analyse du travail et des documents en direct.

Dans certains cas, les propriétaires peuvent décider d’organiser une rencontre avec un marchand d’art ou un commissaire-priseur comme Marc-Arthur Kohn. Une visite peut s’effectuer au domicile du propriétaire ou dans les bureaux du professionnel. Certaines maisons de vente aux enchères ont d’ailleurs mis en place un système où certains jours ne sont consacrés qu’à l’évaluation gratuite de ces types de pièces.

D’après Marc-Arthur Kohn, l’évaluation d’une œuvre d’art comprend deux parties : une estimation minimale et une estimation maximale du prix de l’œuvre, c’est-à-dire une prévision du prix que l’œuvre à vendre peut atteindre, et à partir d’un prix de réserve, le minimum strictement confidentiel en dessous duquel le le lot ne peut être vendu. Le prix de réserve peut être inférieur, égal ou supérieur à l’estimation figurant dans le catalogue. Cette information restera confidentielle lors de la vente aux enchères au moyen d’offres spécifiques.

En fonction de la valeur attribuée à l’œuvre, des commissions d’enchères seront facturées au vendeur. Une commission qui, en fonction de la maison de vente aux enchères, varie généralement entre 10 et 25% du prix d’adjudication. Le pourcentage appliqué est inversement proportionnel à la valeur du travail, de sorte que les clients importants et/ou ceux qui sont en possession de biens dont la valeur est particulière bénéficient d’un traitement favorable.

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